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La Dictature TL;DR

tldr

Ça faisait un moment que le sujet me traînait dans un coin de tête.
Et puis ce week end, il y a eu la publication du dossier de Mar_Lard sur le sexisme dans la communauté geek. Je n’évoquerai pas ici le fond du papier, je n’ai pas encore vraiment fini de le digérer et de réfléchir à ce que j’en pense vraiment, point par point, mais je vous invite à le lire. En entier. Malgré sa longueur.
Oui, ça vous demandera un effort et une poignée de dizaines de minutes de votre vie. Oui, l’article fait près de 130 000 signes. Oui, c’est long et ce sont de gros pavés de texte et c’est pas toujours hyper évident à lire sur un écran. Mais, qu’on soit au final d’accord ou non avec le propos de l’auteure, le sujet mérite qu’on se penche dessus de façon aussi détaillée.

Ça faisait un moment que le sujet me traînait dans un coin de tête.
Et puis ce week end, l’armée des tl;dr a débarqué, une nouvelle fois. La tête haute, brandissant fièrement son acronyme, la meute de tous ces gens qui revendiquent leur paresse intellectuelle et en ont fait un super hype way of life.
Je n’arrive pas à comprendre.
Qu’on décide qu’on ne souhaite pas investir son précieux temps dans la lecture d’un article ou d’un commentaire jugé trop long, soit. Chacun est libre de son temps. Mais qu’on en soit fier au point de le jeter à la gueule de ceux qui, de leur côté, ont pris le temps d’écrire, de structurer une pensée, de la proposer au public, ça me dépasse.
La dictature de la pensée pré-digérée, pré-synthétisée, l’avis définitif en 140 caractères, l’érection d’une capacité d’attention maximale de 30 secondes en parangon de vertu, je suis désolée, je n’y arrive pas.
La transformation de la paresse intellectuelle, du désintérêt pour tout avis construit et argumenté, du mépris de l’autre, en quelque chose d’assez positif pour qu’on soit FIER de l’exprimer, ça fait pour moi partie des cancers qui gangrènent actuellement le net.
Si je commence à lire quelque chose et que le sujet ne m’intéresse pas assez pour aller au bout de l’article, ou si je n’en ai tout simplement pas le temps, très bien, je passe mon chemin. Ah ben oui, mais non, on est sur le web chérie, tout le monde a le droit d’exprimer son avis, et comme c’est franchement compliqué de le faire sur quelque chose qu’on a pas lu, qu’à cela ne tienne, hop, section commentaires, 5 petits caractères, tl;dr, paf, on clique sur envoyer, youpi, c’est ça le participatif, je peux laisser ma chiure intellectuelle sur le mur de n’importe qui, youpi ! Ah et puis je vais le tweeter aussi, parce que le monde DOIT savoir que je suis hyper fier de refuser de faire le moindre effort pour lire une information qui n’a pas été pré-formatée pour convenir à mon cerveau atrophié.

Ça faisait un moment que le sujet me traînait dans un coin de tête, et comme vous pouvez le voir, il m’agace *légèrement*.

NB : pour ceux qui ont jusque là été épargnés par le phénomène, TL;DR signifie « Too Long; Didn’t Read »

Rush hour

Oui bon ok.
Il est 23h50 et j’ai pas encore écrit mon post du jour.
Oui mais j’ai une bonne excuse !
Je voulais faire un post sur la Thaïlande, vous raconter que j’y retourne dans 3 semaines, que j’ai méga hâte, pas seulement parce que ça fait une éternité que j’ai pas pris de vacances, pas seulement parce que je suis complètement accro à ce pays, mais aussi, et surtout, parce que je suis excitée comme une puce à l’idée que je vais enfin pouvoir le faire découvrir à l’homme que j’aime et à cause de qui, depuis 2 ans, quand les gens me font remarquer combien j’ai l’air en forme et épanouie, je peux répondre avec un petit sourire satisfait « C’est le bonheur, tu sais, ça a un effet incroyable ».
Donc je voulais vous faire un post sur la Thaïlande et aussi sur le bonheur, tout ça, et en fait je me suis mise à chercher une photo de Bangkok dans mes archives pour illustrer l’article, et puis paf, il est une heure plus tard, j’ai pas su me décider pour la photo et maintenant il faut poster, vite, vite, sinon j’ai perdu mon challenge (oui bon d’accord, vous me direz, je l’avais perdu avant même de le commencer puisque j’ai raté les 3 premiers jours, mais ne chipotons pas, maintenant que je suis lancée, je tente de m’y tenir).

Bref, promis, un meilleur post demain.
Ou pas.

Back 2 blog.. ou pas

Bon, autant le dire tout de suite, c’est pas gagné cette histoire.
Quand, dimanche dernier, Stéphanie Booth a lancé sur Twitter le challenge « Back to Blogging», je me suis dit que ça serait une bonne façon de reprendre du service ici.
Parce que bon, mine de rien, presque un an sans post, quand même.
Dans la seconde qui a suivi, je me suis aussi dit qu’il était franchement fort peu probable que j’arrive à tenir le rythme d’un post par jour, pendant 10 jours, principe même du challenge. Ben oui quoi, je suis salement rouillée côté blogging.
Mais qu’à cela ne tienne, j’ai quand même signé pour l’aventure.
Sauf que.
Sauf qu’on est au 4ème jour et que ceci est mon premier post. Du coup, avant même d’avoir commencé, j’avais déjà échoué. Si ça c’est pas du talent.
Oh bien sur, j’ai des tas de bonnes raisons. Trop de boulot, pas assez de temps, la vague angoisse de la feuille blanche, la question du « mais qu’est-ce que tu dis à quelqu’un à qui tu n’as pas parlé depuis près d’un an ? ».
En vrai j’ai pas des tas de bonnes raisons, j’ai juste des tas de bonnes excuses.
Mais ce qui est étrange, c’est que ça fait 3 jours que je me sens vaguement coupable. Et que j’essaye de comprendre pourquoi.
Après tout, oui, ça fait près d’un an que j’ai pas posté, et même avant ça, mon rythme était plus que sporadique, on est loin, très loin, de l’époque des 3 posts par jour, de l’envie de prendre la pensée ou l’évènement le plus anodin et d’en faire un post de 10 000 signes. On est loin, très loin, de l’enthousiasme délirant d’il y a plus de 10 ans, quand j’étais persuadée que la moindre de mes pensées était si passionnante qu’elle méritait d’être partagée avec le Monde Entier.
Et pourtant, je n’arrive pas à lâcher définitivement prise. Je n’arrive pas à m’avouer que, non, je ne suis plus une blogueuse.

Alors voilà, avec 3 jours de retard, je me lance. Un post par jour, pendant 10 jours.
Et si je n’y arrive pas, je ferme, rideau, définitivement….

… jusqu’à la prochaine crise de blogging.

Vrac d’Avril vaincra tous les périls

Difficile de le nier, j’ai salement écourté Février et royalement ignoré Mars.
Bon je me doutais bien que tenir le rythme de la photo par jour (surtout en essayant de l’accompagner d’un minimum de texte) serait compliqué mais au final ce qui a achevé mon bel élan plein de motivation c’est que je me suis heurtée à un thème qui ne m’inspirait franchement pas. Et au lieu de m’octroyer le droit de faire une entorse au règlement, au lieu de simplement passer sur ce thème et continuer ensuite normalement, au lieu éventuellement de le remplacer par une autre photo de mon choix, je me suis butée, entêtée et j’ai finalement boudé le reste du February Photo a Day.
Après ça je me suis sentie bêtement coupable (envers qui, quoi ? Le mystère reste entier) et paf, plus de post.

Mais bon, c’est le printemps après tout, y a un rayon de soleil dans mon salon, A Forest dans mes enceintes, et ça me gratte du côté du clavier. Alors, hop, je déclare officiellement terminée la Grande Bouderie de Février 2012.
Ouais, comme ça.
Et du coup je déclare officiellement ouvert le Grand Vrac d’Avril 2012, dans la plus pure tradition Words Falling Apart (voir iciici, iciici ou encore  ou ).

En vrac, comme beaucoup, la campagne présidentielle m’a à peu près autant passionnée qu’un remake Moldave du Gendarme à Saint Tropez. Mais demain je vais lever mon petit cul et aller coller mon bulletin dans l’urne. Et d’une parce que je *refuse* d’avoir quelque responsabilité que ce soit dans une éventuelle réélection du petit Nico (on se souviendra qu’il y a 5 ans déjà, Nico et moi, c’était pas l’amour fou), et de deux parce que mon crédo de base c’est qu’en démocratie, soit on fait son devoir de citoyen, soit on ferme sa gueule. Et comme j’aime bien l’ouvrir et que je l’ai plutôt grande, je fais ce qu’il faut pour être en paix avec ma conscience.

En vrac, je suis absolument fascinée par l’entourloupe Marketing qui a consistée à renommer le Parti Communiste Français en « Front de Gauche » et du même coup faire oublier à un gros paquet de monde qui seraient les gens qui nous gouverneraient si Mélenchon venait à gagner. Selon les sondages y a quand même plus de 6 millions d’électeurs qui se sont fait avoir par le tour de passe-passe et là je dis RESPECT (pas à ceux qui se sont fait berner hein, juste à l’équipe de communication de Front de Gauche. Les mecs, sérieusement, reconvertissez vous dans la vente de tapis ou de frigos, vous allez faire un carton).

En vrac, j’ai découvert qu’une adaptation cinématographique de « La Stratégie Ender » (alias Ender’s Game) est en cours et j’ai bien failli me faire pipi dessus de joie. Surtout qu’Orson Scott Card est co-auteur du scénario, qu’Harrison Ford jouera le Colonel Graff et que Ben Kingsley sera Mazer Rackham. Quand on sait qu’Orson Scott Card est mon auteur favori et que La Stratégie Ender est mon roman préféré de cet auteur, on comprend mieux mes difficultés à contrôler ma vessie.

En vrac, tant qu’on est dans les bouquins, il *faut* lire Elliot du Néant de David Calvo, à La Volte. Parce que c’est beau et poétique, parce que c’est à la fois simple et compliqué, parce qu’il y a des tortues et des macareux, parce qu’on y découvre qu’il y a un univers entier entre le mur et la tapisserie, parce que l’imaginaire de David est fou, d’une folie douce et belle qu’on aimerait posséder soi même, parce que de temps en temps il y a des livres qui redonnent envie d’écrire et que celui ci en fait partie.

En vrac, même si j’ai rarement autant bossé qu’en ce moment, même si les journées sont trop courtes, même si les week ends n’en sont pas vraiment, même si j’ai désespérément besoin de vacances, en vrai ça faisait un sacré bail que la vie n’avait pas été aussi belle, pendant aussi longtemps, et ça fait un bien incroyable, croyez moi.

#Febphotoaday #10 – Self Portrait


Pas facile l’exercice, sauf à faire 12000 essais et franchement, j’avais pas le temps.
Heureusement il y avait ce rayon de soleil qui s’obstinait à remplir mon salon, je me suis dit qu’il devait y avoir quelque chose à faire avec ça.
Et paf, vla que le soleil, joueur invétéré, m’a refilé un œil bleu.
Bon c’était que le temps d’une photo, mais je garde l’idée dans un coin de crâne.

#Febphotoaday #7 – Button

J’ai une trousse dans laquelle je fourre tous les boutons que je trouve quand me prend l’idée saugrenue de faire du rangement (qu’on se rassure, ça ne m’arrive pas si souvent que ça). J’y mets aussi les boutons de secours qui sont parfois fournis avec les fringues  neuves.
Evidemment, quand il m’arrive de perdre un bouton et que je cherche dans la trousse magique de quoi le remplacer, je ne trouve *jamais* celui qu’il me faut.
Ma théorie à ce sujet est la même que celle des chaussettes orphelines. Je suis persuadée que c’est Cisco qui les chourre et que la nuit il se glisse hors de chez moi pour aller les revendre au Grand Marché Noir de Chaussettes et de Boutons des chats.
Il faut bien l’admettre, c’est la seule explication possible.

February photo a day

C’est marrant l’envie de bloguer.
Ça va, ça vient, ça se perd un peu subitement et puis ça se retrouve comme une envie de pisser, façon urgence, mal au bide, vite vite putain ça presse.
Sauf que je me rends compte qu’un truc un peu étrange s’est installé au fil des années, sans que j’y prête vraiment attention, petit à petit, et puis maintenant c’est là, bien là et c’est pas facile à déloger.
Ce truc c’est une sorte de malaise à rebloguer comme si de rien était. Comme si il n’y avait pas rien eu pendant des mois. Comme si je n’étais pas restée silencieuse.
C’est un peu comme quand on s’engueule avec quelqu’un.
Y a les gens qui arrivent à sortir d’une engueulade épique en un battement de cils, et à reprendre le cours d’une amitié comme si il ne s’était rien passé. Et puis il y a ceux pour qui c’est plus dur, pour qui une phase de transition est nécessaire, une dernière explication, une conversation apaisée mais qui ne nie pas l’incident.
Alors voilà.
Ca fait un petit moment que j’ai envie de reprendre le cours des choses ici, mais je n’arrivais pas à trouver cette phase de transition. Et puis la miss Digitalyn a eu la très bonne idée de relayer l’initiative d’un(e) certain(e) FatMumslim qui consiste à prendre une photo par jour pendant tout le mois de Février, avec un thème différent chaque jour.
Dont acte.
Je suis une piètre photographe, vous allez pouvoir vous en rendre compte mais c’est pas grave, parce que l’important c’est de reprendre le diamonologue.