Archives pour la catégorie Love, etc..

#Febphotoaday #14 – Heart

Petit menu de Saint-Valentin :

  • Caviar de la maison Kaspia, blinis maison et crème fraîche d’Isigny
  • Filet de boeuf en croûte sur lit de champignons des bois, sauce aux morilles, fagots de haricots verts au lard
  • Coeur crousti-moelleux chocolat/piment/caramel et sa sauce tiède au caramel au beurre salé

L’entrée et le dessert furent accompagnés de Champagne de la maison Ruinart, le plat principal d’un Chateauneuf-du-Pape de la maison Ogier.

L’amour, finalement, c’est jamais rien qu’une bonne excuse de plus pour se faire un bon gueuleton.

#Febphotoaday #9 – Front door

Pas vraiment inspirée par le thème d’aujourd’hui (probablement parce que ma porte d’entrée est mochissime), je me suis souvenue à la dernière minute de cette photo que j’avais prise à San Francisco en juillet dernier.
Il s’agit de la façade d’un bar nommé « Etiquette ».
Ce qui me fait sourire c’est qu’à l’époque où j’ai pris la photo, mon état d’esprit correspondait plutôt à la deuxième phrase.
Guess what ? I changed my mind ;)

#Febphotoaday #6 – Dinner

Et voilà. J’étais tellement contente de moi, j’avais tellement hâte de partager ce dîner avec lui que, paf, forcément, j’ai oublié la photo.
En même temps c’était pas le plus important.
Le plus important, si vous voulez mon avis, ce sont les traces que le pain a laissé quand il a saucé son assiette.

Je ne le dirai probablement jamais assez. J’aime nourrir ceux que j’aime.

Acknowledgment

Et là, tu vois, je suis morte de trouille.
Mais une trouille de la bonne sorte, une trouille causée par la lente acceptation, par la reconnaissance (acknowledgement, ils diraient, les shakespeariens) de cette sensation depuis longtemps passée en pertes et profits, ce truc dont j’avais fait le deuil, peu à peu, parce que bon, force était de constater, j’étais juste plus *capable*. Mais en fait si, timidement, moi et moi, face à face dans la glace, on fini par se le dire, on se l’avoue en chuchotant, façon confidence beaucoup trop chargée de conséquences, ils sont là bordel, ils sont revenus, les putains de papillons dans le bide, et le pire c’est qu’ils sont pas tout seuls, ils ont de la compagnie, et non des moindres, ils sont accompagnés de cette faim absolument incessante, et forcément ça rend le tout encore plus terrifiant, parce que même si c’était pas des plus satisfaisants, c’était tellement confortable cette habitude prise de séparer les sentiments et le sexe, tellement safe, une case pour les gens que j’aime et une autre pour les gens que je baise, risque zéro, ou presque (le presque étant quand les gens veulent changer de case, forcément).
Alors voilà, je suis morte de trouille, tous les voyants à l’écarlate clignotant, tous mes instincts qui me hurlent de claquer la porte, de me barrer en courant, vite vite, avant que les papillons ne s’installent et annihilent ma capacité de raisonnement.
Sauf qu’avec la peur il y a cette impression d’être vivante, à nouveau, plus vivante que depuis des années, vivante à en hurler, la peau et les nerfs à vif, les yeux grands ouverts et c’est bon, c’est tellement bon.

Alors.

« Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit.
La peur est la petite mort qui mène à l’oblitération totale.
J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi.
Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin.
Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien.
Rien que moi. »

Combattre l’instinct.
Ne. Pas. Fuir.