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Fastlane

Je le sais bien, n’en doutez pas. J’en ai fait des tas des posts comme celui-ci. On fera comme si. Ok ?

Non parce que.
Ce soir c’est TooL qui m’a ramenée à la maison. Les basses de Sober, hyper saturées par mon autoradio plus que médiocre. Oui mais on s’en fout. Elles emplissent l’habitacle, rebondissent sur mon torse, se contorsionnent contre le pare-brise.
Explosent.
Et me retiennent.
Les yeux écarquillés, braqués sur le ruban de périph qui se déroule dans la nuit.
Calée derrière un taxi, le pied sur l’accélérateur, pas besoin de me soucier des radars, le gus devant moi me préviendra involontairement, quand il se mettra à ralentir.
Je sais pas bien ce que c’est ce truc entre la vitesse et moi. Un jour faudra élucider tout ça. Mais en attendant, c’est là, bien là, cette putain de vibration, et je ne sais pas bien quand je me suis mise à les hurler plutôt que de les chanter, les paroles de cette chanson que j’écoute depuis plus d’années que je n’arrive à me souvenir, mais bordel ce que c’est bon et le plus ironique c’est que probablement que c’est la première fois que je chante à tue-tête ces paroles en étant aussi heureuse que je le suis aujourd’hui, aussi vivante en tout cas, c’est la première fois que je les hurle simplement parce que cette chanson me retourne le bide et pas parce que je veux envoyer un putain de message à l’Univers.
Encore, toujours, il y a moi. Et la nuit. Et la route. Et la musique.